L’âme du monde

L’âme du monde, oui c’est bien ça, l’âme du monde

Je suis tout à la joie, tout entier à l’élan de bonheur pur qui monte. Car voici le tout dernier mandala que je viens de créer! Tout chaud encore. J’espère qu’il saura vous plaire.

Son titre s’est imposé dans les derniers instants du processus de création et il rend compte tout à fait de ce qui en a nourri l’inspiration et le travail. Il y a un peu de Platon, de Sheldrake, de Schelling, de Jean Proulx là-dessous…

L’âme du monde, qu’est-ce que cela évoque en vous?

L’âme du monde
Encre de Chine sur papier, 2011
14 po x 14 po (35,5 cm x 35,5 cm)
© Ghislain Bédard, 2011

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L’arbre de vie

L’arbre de vie
Ghislain Bédard
Encre de Chine sur papier, 2010
35,5 cm x 35,5 cm (14 po x 14 po)

Ce mandala a été publié dans la revue Langues de feu, volume 9 no 4, p. 4

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Nouveau numéro (vol. 9 no 4) : Automne noir

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Éphémères pyrolinguistes,

À la vie à la mort. Tel est le titre de l’exposition que j’ai eu la chance de visiter au Musée des religions du monde de Nicolet, cet été. Une première en Amérique du Nord qui a fait jaser… et qui a touché quantité de personnes. Le concept? Le photographe allemand Walter Schels a pris en photo, avec leur accord, une cinquantaine de personnes malades quelques semaines avant leur mort, puis juste après leur décès. Pas d’impudeur ni d’impudicité, pas de cercueil violé, mais juste un portrait agrandi de leur visage, en noir et blanc, avant et après le passage. Un visage ouvert, puis fermé. Avec âme et sans. Lumineux et éteint. Un texte senti de la journaliste Beate Lakotta, l’oreille auprès des malades, accompagne chaque dyptique, racontant brièvement le parcours de la personne et sa vision de la fin de la vie et de la mort. Difficile d’en ressortir intact. De rester indifférent à ce dévoilement de moments presque trop intimes. Ému, bousculé, je m’en suis extrait avec une envie de goûter d’autant plus à la vie…

On pourrait dire que, sans l’avoir prévu, ce numéro d’automne de Langues de feu s’inscrit dans la poursuite de cette exposition. Pour les Amérindiens, cette saison plus sombre, associée à la couleur noire, à la terre et à l’ouest, est aussi synonyme de détachement et de deuils. Elle symbolise bien sûr la dernière étape de la vie de l’être humain : la vieillesse, avec ce que ce processus signifie d’appels au lâcher-prise. Ces pertes et ces deuils, plus largement, émaillent aussi le quotidien : perte d’emploi, rupture amoureuse, déception, maladies, etc. Ils font partie des cycles de la vie. Et induisent à la guérison, au relèvement, à la résilience et à la résistance! À la vie, à la mort. Voilà ce à quoi nous avons voulu réfléchir avec vous au sein de ces pages.

Ghislain B.

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Une éveilleuse de conscience : Marie Uguay (1955-1981)

Marie Uguay constitue une figure majeure de la poésie québécoise. Décédée à l’âge de 26 ans d’un cancer des os, elle a livré une œuvre empreinte d’une maturité et d’une maîtrise de l’art poétique exceptionnelles. Ses poèmes, portés par un souffle métaphorique puissant, témoignent d’une sensibilité continuellement à l’affût, révélant le visage de l’intimité ainsi que des préoccupations plus sociales, universelles. Aussi, sa poésie dévoile une étroite
relation entre la nature et l’être humain; les éléments, les astres, la végétation paraissent nourrir la poète dans son parcours vers une dimension féconde, profonde et mystérieuse de la vie, qui rappelle les fondements de la spiritualité amérindienne, pour laquelle le cycle des saisons est fondamental. Celles-ci, justement, s’imposent dans l’œuvre de Marie Uguay, qui décline à travers elles les multiples couleurs du monde perceptible.

Pour découvrir son œuvre, on peut lire le livre Poésies (éditions Boréal, 2005), qui regroupe ses 3 recueils antérieurs − Signe et rumeur, L’Outre-vie et Autoportraits −, et son Journal, publié à titre posthume par les mêmes éditions (2005).

On peut aussi lire deux poèmes tirés de son recueil L’Outre-vie dans le numéro de l’été 2010 (vol. 9 no 3) de la revue Langues de feu.

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Nouveau numéro (vol. 9 no 3) : Été rouge

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Remarquables pyrolinguistes,

L’été n’a jamais été aussi chaud. Ni aussi beau. Depuis mai, le soleil est au rendez-vous, il fait la plus grande joie des vacanciers – qui se sont plaints de son absence les dernières années! – et mon plant de tomates est sur le point de donner une abondance de fruits juteux et goûteux. Été ravissant. Plaisirs.

Mais aussi inquiétudes. L’été n’a jamais été aussi chaud. Statistiquement parlant, je veux dire, cette fois-ci. Le réchauffement de la planète se fait sentir de plus en plus. Depuis avril, nous battons constamment des records : les niveaux d’eau de notre fleuve, de nos lacs et de nos rivières n’ont jamais été aussi bas. Été sec. Trop sec. Pluie trop timide.

C’est un été tout rouge. Rouge feu, rouge chaleur, rouge peau brûlée, rouge tomate. Couleur que les Amérindiens associent aussi traditionnellement à l’été. Le rouge de la vitalité, de la maturité, de la chaleur, de l’amour, du soleil du midi. En fait, l’été entier est la saison des Amérindiens (pas juste ce petit bout de redoux en octobre!) Celle qu’ils se sont attribuée, à eux, peuple à la peau rouge. Dans leur vision circulaire du monde, il existe quatre grands peuples sur terre : les Rouges, les Noirs, les Blancs et les Jaunes. Et chacun est associé à un point cardinal, respectivement au sud, à l’ouest, au nord et à l’est…

Voilà pourquoi ce numéro de Langues de feu insistera-t-il un peu plus sur la spiritualité et la vision amérindienne, au sein de ce périple des saisons. Et vous mettra aussi l’eau à la bouche en vous offrant œuvres d’art, poésies, réflexions autour des joies et des beautés de la nature, dont l’été nous gave.

Ghislain B.

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Émergence

Dans le terreau même sur lequel la feuille morte s’est déposée après sa chute de l’arbre, la nouvelle pousse se fraie un chemin, trouant la dépouille elle-même. Quelle force! Des temps de noirceur de nos vies surgit parfois de nouveaux chemins pleins de lumière, de vigueur et de vitalité. Quel paradoxe! Voilà une belle leçon de sagesse que nous enseigne la vie. Le magnifique cliché de cet artiste en témoigne avec éloquence.

Émergence
Édouard Mosseau
Photographie, 2010

Cette œuvre photographique a été publiée dans la revue Langues de feu, volume 9 no 2, p. 14. On peut aussi voir plusieurs des photos d’Édouard Mosseau dans les différents numéros parus ces dernières années.

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Un éveilleur de conscience : Pierre Rabhi (1938-

Agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne, Pierre Rabhi est un des pionniers de l’agriculture biologique et l’inventeur du concept « Oasis en tous lieux ». Il défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles accessibles à tous, et notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers. Depuis 1981, il transmet son savoir-faire dans les pays arides d’Afrique, en France et en Europe, cherchant à redonner leur autonomie alimentaire aux populations. Il est aujourd’hui reconnu expert international pour la sécurité alimentaire et a participé à l’élaboration de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification. Il est l’initiateur du Mouvement pour la Terre et l’Humanisme. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Paroles de Terre, du Sahara aux Cévennes, Conscience et environnement et Graines de possibles, cosigné avec Nicolas Hulot.

Auteur, philosophe et conférencier, il appelle à l’« insurrection des consciences » pour fédérer ce que l’humanité a de meilleur et cesser de faire de notre planète-paradis un enfer de souffrances et de destructions. Devant l’échec de la condition générale de l’humanité et les dommages considérables infligés à la Nature, il nous invite à sortir du mythe de la croissance indéfinie, à réaliser l’importance vitale de notre terre nourricière et à inaugurer une nouvelle éthique de vie vers une « sobriété heureuse ».

Cette biographie est tirée du blogue « Pour une insurrection des consciences » de Pierre Rabhi : www.pierrerabhi.org/blog

On peut lire le billet « Fermer le robinet » (26 janvier 2010), extrait du blogue de Pierre Rabhi, dans le numéro du printemps 2010 (volume 9 no 2) de la revue Langues de feu.

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Figures de silence

Êtes-vous familier avec l’argile? Avez-vous déjà façonné, de vos mains nues, cette matière fascinante, issue directement de la Terre, ou, pour mieux dire, avez-vous osé vous laisser façonner par elle? Y avez-vous découvert avec étonnement ce qui s’y cache? Des figures de silence peut-être… Reine Magnan, une artiste et amie pleine de talents, nous présente une de ses superbes œuvres d’argile cuites avec la technique raku.

Figures de silence
Reine Magnan
Argile, cuisson raku, 2010

L’amour de la terre,
une passion durable en forme d’argile

Des courbes souples et liées
Des volumes en continu
Sur lesquels glisse une paisible lumière.

Des vides et des pleins
Entre espace et matière
Par lesquels se dessine un possible équilibre.

Dans la terre, au coeur de la matière
Se cachent des oiseaux, des arbres, des personnages
Qui chantent la vie et appellent l’harmonie.

L’argile est un matériau noble, solide et souple.
Je la sculpte afin de rappeler la beauté de notre précieuse planète.
Je la sculpte afin de permettre aux cris de cette terre
Des relais pour rejoindre vos soifs de liens durables.

Puisse chaque sculpture,
Par le jeu des formes et des lignes,
Inspirer la création d’un mode de vie innovateur.

Reine Magnan

Cette œuvre a été publiée dans la revue Langues de feu, volume 9 no 2, p. 4.

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Nouveau numéro (vol. 9 no 2) : Printemps jaune

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Affables pyrolinguistes,

De l’équinoxe au solstice. Telle est la course qui s’effectue au cours du printemps. Et quelle course! Durant cette période, la terre parcourt à peu près 235 620 000 kilomètres sur son orbite, à la vitesse de 30 km/seconde; elle tourne 91 fois sur elle-même, à la vitesse de 1676 km/h environ (au niveau de l’équateur); et ce, en dirigeant peu à peu son axe incliné de 23° 27′ vers le soleil… un penchant peu orthodoxe, mais fort bienvenu, qui est à l’origine des saisons et de leur beauté! Ouf! Nous pouvons bien être hors d’haleine, parfois!

Blague à part, si nous sentons si peu les effets vertigineux de cette course orbitale, nous pouvons cependant en reconnaître les conséquences dans nos vies : regain généralisé de la vie et la nature, débordement de lumière et de verdure dont, cette fois-ci, nous sentons les réels bienfaits sur nos humeurs. Notre petite portion de planète bleu et blanc redevient verte. Mais pourquoi alors parler de printemps jaune? Vous comprendrez davantage pourquoi en lisant les pages de ce nouveau numéro de Langues de feu.

En réalité, il y a toujours un espoir de printemps quelque part : lorsque l’été quitte le nord, le printemps s’annonce au sud. On pourrait dire, sur le plan symbolique, que le printemps est bien plus une question d’attitude, ou de regard, qu’une saison éphémère. Humer le printemps, c’est s’exercer à sentir les lieux où s’exprime la vie, quels que soient le jour ou le mois. Saisir le jour – carpe diem! – où qu’il se pointe. Goûter les promesses. Écouter les élans. Observer les bourgeons qui jalonnent les allées de nos déambulations quotidiennes. Le printemps est une invitation à voir surtout où se pose la lumière, plutôt que les ombres qui souvent la cernent.

Ghislain B.

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Un éveilleur de conscience : John Muir (1823-1914)

John Muir naît en Écosse en 1823. Sa famille migre aux États-Unis en 1849 où il vit jusqu’à sa mort en 1914. Il est considéré comme le premier naturaliste moderne et le plus influent de l’histoire américaine. On le reconnaît comme le père du système des Parcs nationaux aux États-Unis. Muir était un grand voyageur et un bon marcheur. Il a fait le tour des États-Unis à pied. Ses lettres, ses essais et ses livres racontent ses aventures dans la nature et la vie sauvage, notamment dans les montagnes de la Sierra Nevada, en Californie. Beaucoup lus à son époque, ils sont encore très populaires aujourd’hui. Son activisme a contribué à sauver la vallée de Yosemite et d’autres espaces sauvages. Le Sierra Club, qu’il a fondé, est à ce jour une des plus importantes organisations de conservation des États-Unis.

Ses écrits et sa philosophie ont fortement influencé la naissance du mouvement environnemental moderne. Sa pensée se réclame d’une vision cosmothéiste, dans laquelle Dieu est partie prenante du cosmos et de la nature, et se rapproche de la vision philosophique romantique de Schelling et de Spinoza. Elle continue d’influencer le mouvement moderne de l’écologie profonde, où l’homme est partie intégrante de la nature au même titre que tous les êtres vivants, une vision que défendent plusieurs écologistes et théologiens d’avant-garde aujourd’hui. Parmi les livres que l’on peut lire en français, on trouve Quinze cents kilomètres à pied à travers l’Amérique (José Corti, 2006) et Un été dans la Sierra (Hoëbeke, 1997).
www.sierraclub.org

On peut lire un extrait de son livre Quinze cents kilomètres à pied à travers l’Amérique dans le numéro d’hiver 2010 (vol. 9 no 1) de la revue Langues de feu.

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Nouveau numéro (vol. 9 no 1) : Hiver blanc

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Fantastiques pyrolinguistes,

Au seuil d’une décennie, pourquoi ne pas en profiter pour refaire du neuf, envisager les choses avec de nouveaux espoirs? Pourquoi ne pas en profiter pour faire peau neuve, se donner un peu plus de panache, emprunter des avenues ignorées et faire place à l’inattendu? Comme rafraîchir le look d’une revue pour mieux mettre en valeur son contenu, et le déployer. C’est ce qui remue les pages de Langues de feu dont vous pouvez découvrir ici le nouveau design.

Des rubriques inédites pour explorer de nouveaux horizons, un rappel, en en-tête des rubriques, des cinq voies explorées par LDF et de celles qui sont mises en valeur dans l’article ou l’œuvre présentés, de courtes biographies des auteurs ou artistes qui se commettent, un dossier qui approfondit un thème sous divers angles, une mise en pages aux couleurs inspirantes et davantage de latitude pour de libres explorations. Vous saisissez encore mieux ici toute la teneur de ce renouveau que nous avons voulu mettre de l’avant pour vous.

Nous ouvrons le bal avec un dossier au thème étonnant, surtout en cet hiver couleur de bitume : hiver blanc. Une saison associée à une couleur. Ainsi pour les quatre prochains numéros. Comme dans une vision du monde amérindienne où le cycle des saisons se superpose aux points cardinaux, à des éléments de la nature, à différents symboles évocateurs qui rappellent les étapes de la vie de tout humain. Comme dans une démarche poétique. Comme dans un sursaut de créativité. Vous verrez ce que les artistes et auteurs en ont fait! Bref, nous vous offrons de belles découvertes qui sauront vous ravir et nourrir votre réflexion, nous l’espérons. Faites-nous part de vos réactions!

Ghislain B.

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Nouveau numéro (vol. 8 no 4) : Mandalas

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Mystiques pyrolinguistes,

Connaissez-vous les mandalas? Vous aurez l’occasion d’en découvrir quelques-uns dans ce numéro de Langues de feu et de vous en faire une idée. Chose certaine, ils inspirent de plus en plus de gens, qui en colorient, en dessinent, en cherchent ici et là et… parfois les utilisent pour soutenir leurs méditations, comme on le fait dans la tradition bouddhiste dont ils sont issus principalement. Mais les mandalas, ces cercles sacrés, on le sait, ont fait partie de toutes les traditions depuis des millénaires… Pensons au cercle de vie des Amérindiens.

Et quand on y regarde de plus près, on les trouve partout dans notre quotidien. Des formes des fleurs à la forme des astres jusqu’aux cycles quotidiens et saisonniers, sur un plan symbolique, qui ponctuent notre vie. Bref, les cercles ou les spirales sont une des formes fondamentales de la vie et du cosmos, le chef indien Black Elk vous le confirmera. Et ils parsèment nos chemins…

Joignez-vous donc aux cercles! Et admirez-en les manifestations dans votre quotidien. Ils vous apprendront certainement quelques éléments de sagesse!

Ghislain B.

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