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Remarquables pyrolinguistes,
L’été n’a jamais été aussi chaud. Ni aussi beau. Depuis mai, le soleil est au rendez-vous, il fait la plus grande joie des vacanciers – qui se sont plaints de son absence les dernières années! – et mon plant de tomates est sur le point de donner une abondance de fruits juteux et goûteux. Été ravissant. Plaisirs.
Mais aussi inquiétudes. L’été n’a jamais été aussi chaud. Statistiquement parlant, je veux dire, cette fois-ci. Le réchauffement de la planète se fait sentir de plus en plus. Depuis avril, nous battons constamment des records : les niveaux d’eau de notre fleuve, de nos lacs et de nos rivières n’ont jamais été aussi bas. Été sec. Trop sec. Pluie trop timide.
C’est un été tout rouge. Rouge feu, rouge chaleur, rouge peau brûlée, rouge tomate. Couleur que les Amérindiens associent aussi traditionnellement à l’été. Le rouge de la vitalité, de la maturité, de la chaleur, de l’amour, du soleil du midi. En fait, l’été entier est la saison des Amérindiens (pas juste ce petit bout de redoux en octobre!) Celle qu’ils se sont attribuée, à eux, peuple à la peau rouge. Dans leur vision circulaire du monde, il existe quatre grands peuples sur terre : les Rouges, les Noirs, les Blancs et les Jaunes. Et chacun est associé à un point cardinal, respectivement au sud, à l’ouest, au nord et à l’est…
Voilà pourquoi ce numéro de Langues de feu insistera-t-il un peu plus sur la spiritualité et la vision amérindienne, au sein de ce périple des saisons. Et vous mettra aussi l’eau à la bouche en vous offrant œuvres d’art, poésies, réflexions autour des joies et des beautés de la nature, dont l’été nous gave.
Ghislain B.